A la découverte d’Yvie Foussi, manager du Crifat Congo – Agriculture

Je suis Yvie Foussie, camerounaise d’origine, coordonnatrice des activités du Crifat au Congo et membre d’une organisation feminine dénommée Ewa Network.

Comment devient-on coordonnatrice des activités du Crifat au Congo ?
Je peux dire que c’est une question de circonstances. J’étais une cliente du Crifat et j’avais l’habitude de rencontrer son responsable. J’en profitais pour lui prodiguer des conseils de management en rapport avec son entreprise, des tuyaux sur la redaction des contrats et autres.

A l’obtention de mon Master 2 en management international, j’ai été surprise de le voir me proposer de venir créer la filiale congolaise du Crifat.

Facilement comme ça ? Il y’a pas une relation familiale ou autre ?
Non, Il n’y a pas de relation amicale, familiale ou autre. Il m’a dit une fois que c’est parce qu’il me sentait engagée au bien être de l’entreprise alors que j’étais juste une cliente.

Yvie Foussi

Cela fait 2 ans que vous êtes là, quelle est votre vision du secteur agricole congolais ?
Au début, ce n’était pas facile, parce que le congolais est plus porté sur le petrole. C’est avec la chute du petrole que beaucoup ont compris qu’il fallait se diversifier. L’ignorance de l’agriculture a produit plusieurs echecs. Certains ont été pousser à l’abandon et la démotivation. C’est là que le Crifat se positionne comme roue de secours.

Justement, cela me conduit à demander quels sont les services du Crifat ?
Le Crifat intervient dans les études de projets agricoles, la formation, la mise en place des plantations clé en main, la planification de la production et de la vente, la construction des batiments agricoles et bien d’autres services au profit des agriculteurs et des éleveurs.

Pourquoi parlez vous de prévision de la recolte, alors qu’on sait tous qu’il y’a beaucoup d’imprevus dans l’agriculture… ?
Nous avons chez nous le concept d’agriculture de précision qui voudrait qu’avant la recolte, nous puissons déjà mener toutes les études préalables nécessaires. Ce qui fait que nous adaptons la manière de cultiver.
Certes nous tenons compte des facteurs risque. Mais je tiens à préciser que le Crifat est composé en majorité d’ingénieurs agronomes. C’est pour cela que je m’amuse parfois à dire au gens que chez nous « l’agriculture c’est 80 % au bureau et 20 % au champ ». Chez nous chaque culture a son spécialiste. On ne cultive pas comme nos grand-mères faisaient dans le passé. En quoi sommes-nous ingenieurs alors ?

Propos recueillis par Richman Mvouama

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