admin 7 avril 2020

En fin mars, on apprenait que le gouvernement burkinabé se lançait dans 2 essais cliniques dans la lutte contre la Covid-19 : l’un avec la Chloroquine et l’autre avec l’Apivirine. Ce dernier est un antiviral issu de la pharmacopée africaine, vendu au Benin depuis une vingtaine d’années. Alkassoum Maiga, le ministre burkinabé de la recherche scientifique aurait témoigné qu’il y’a eu des guérisons avec ce médicament

Ce 06 Avril, l’agence de régulation pharmaceutique demande aux burkinabés d’’eviter le produit beninois, qui n’a pas d’autorisation de mise sur le marché et ajoute « le produit Apivirine n’a jamais été évalué pour aucune des indications thérapeutiques revendiquées ».

C’est le même raisonnement qu’a tenu 2 jours auparavant le ministre beninois de la communication, Alain Orounla : « Nous ne pouvons pas amener les beninois à servir de cobayes à des formules qui n’ont pas été déposées et éprouvées…C’est pourquoi le gouvernement fait preuve de prudence »

Pendant ce temps, Valentin Agon, l’inventeur de l’Apivirine, dans sa quarantaine suite à son récent voyage au Burkina, s’est déjà permis de changer l’emballage de son produit en y ajoutant la mention Anti Covid-19.

Certains internautes crient au scandale, disant que le lobbying pharmaceutique a influencé les 2 gouvernements ouest africains. D’autres estiment qu’il n’a pas proposé le bon pourcentage aux autorités burkinabées, ce qui a conduit au changement de discours.

Nous pensons que quelque soit la raison, la logique veut qu’un medicament soit validé par des essais cliniques. L’Apivirine n’a pas ces données sur la maladie à Coronavirus. Il est possible qu’il y’ait réellement des résultats efficaces qui seraient salutaires pour l’humanité, au point où nous sommes. Monsieur Valentin Agon doit s’imposer, en collaboration avec un centre hospitalier, une étude scientifique pour le prouver, sur des cas Covid-19 réellement confirmés. Sinon, son produit restera dans l’informel, dans les annales de notre phytothérapie. Rien de plus !

Nous serons tous fiers de voir la solution à cette pathologie venir d’Afrique, de voir Apivirine traverser les océans pour guérir les sud américains et les australiens. Pour cela, nous ne pouvons échapper aux principes scientifiques établis pour mettre un médicament sur le marché. Vivement qu’il s’y mette! Vivement que nos gouvernants le soutiennent

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