Bayonne Arnaud :A l’école « L’enfant Jésus » on s’appuie beaucoup sur l’éthique »

Bayonne Arnaud a créé depuis 8 ans dans l’enceinte de l’église Saint François à Pointe-Noire, l’école « L’enfant Jésus ». Il partage avec nous ici son expérience entrepreneuriale. Lui, qui intervient maintenant également dans l’évenementiel.

Qu’est ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?

C’est le souci de parfaire la formation à Pointe-Noire et donner à la jeunesse une formation de qualité. Après plusieurs années de reflexion et une experience dans l’enseignement, j’ai pensé que c’etait le moment d’ouvrir une école pour former de façon qualitative cette jeunesse.

Pouvez vous nous présenter vos principales formations ?

« Lenfant Jésus » c’est pas seulement les formations professionnelles, il y’a aussi l’enseignement géneral de la maternelle au lycée, mais je vais plus m’apesantir sur le volet professionnel. Nous formons des auxilliaires de santé notamment les puéricultrices. Nous formons des délegués médicaux, des vendeuses en pharmacie, des assistantes maternelles donc ceux du préscolaire . Nous formons en cuisine-patisserie et en hôtellerie. Nous formons en informatique et en comptabilité-gestion

Pourquoi quelqu’un viendrait dans votre école et pas une autre ?

En plus des modules proposés par l’état, au niveau de « L’enfant Jésus » on s’appuie beaucoup sur l’ethique. Nous avons des cours comme la bio-ethique, la morale chretienne. La valeur dans la formation professionnelle est que l’apprenant doit être transformé sur le plan mental. Il faut que son comportement change. Si l’on s’appuie sur le coté ethique en plus des connaissances liées à sa formation, ça fera de lui un agent modèle dans son cursus professionnel.

Le démarrage de l’entreprise a t-il été difficile ?

Je l’avoue « très difficile ». On a commencé par l’année scolaire 2010 – 2011. Le parcours n’a pas été facile. Au début, on ne vous connaît pas. Les parents ne savent pas s’il y’a du sérieux la-bas. Est ce que la qualité de l’enseignement est bonne. Il fallait donc mettre un accent dès le début sur le savoir faire, la qualité de l’enseignement, pour mériter la confiance des parents, la confiance de la population et même de l’état qui aujourd’hui nous fait confiance en us donnant l’agrément qui nous permet de présenter officiellement nos enfants aux différents examens

Donc le défi était plus administratif ?

Administratif parce qu’il y’a tout un dossier à faire pour avoir l’agrément. Il y’a aussi le coté « effectif ». Il faut avoir des élèves, des élèves consciencieux pour vraiment garder l’équilibre. Il y’a donc le volet administratif, le volet financier, mais aussi le coté didactique pour faire avancer les choses.

Comment trouvez vous la motivation au quotidien en tant qu’entrepreneur ?

Je sais ce que je veux. Donc les embûches, les coups bas de tous les jours m’empêchent pas d’avancer. J’ai un objectif. Donc motivation est que je crois que Dieu est là. Je crois en l’intelligence qu’il m’a donné, je crois en l’énergie qui est là. Je me focalise sur ces points. Il y’a la prière, le défi de toujours mieux faire au quotidien.

Quels conseils donnerez vous aux jeunes entrepreneurs ?

Je dirai aux jeunes entrepreneurs de croire en leur destin. Rien n’est facile dans cette vie. Ils doivent croire en leurs talents et se mettre au combat. Tout est difficile au début. Rien n’est donné sur un plateau d’or. Il faut donc un effort quotidien, beaucoup de persévérance, beaucoup de patience, beaucoup d’engouements et de dynamisme dans ce qu’ils veulent entreprendre.

Interview réalisé par Euclide Okolou

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