Entrepreneuriat : Alvi Badianga nous a présenté son foufou KITO

Depuis quelques temps, Alvi Badianga et son entreprise Louvagric ont mis sur le marché, du foufou emballé dans du papier de qualité. Il nous a reçu pour nous en dire davantage.

Le foufou ou farine de manioc est consommé par plus de 70 % des congolais. Il est vendu dans les marchés dans des conditions hygiéniques qu’Alvi estime pas toujours idéales. Avec sa bande, ils ont lancé à Dolisie une unité de production.

Le choix de cette cité n’est pas anodin. « C’est pour se retrouver entre les 2 grandes ville du pays, là où se trouve 90 % des consommateurs. On crée aussi la proximité avec les producteurs de manioc, et à terme avec le marché gabonais. C’est aussi un moyen de booster le secteur privé à Dolisie » nous a t-il confié.

Alvi Badianga

Déjà, plusieurs commerces de Pointe-Noire, du boutiquier du quartier au super marché connu comme Casino, ont accepté de devenir revendeur. Park’N Shop aurait refusé sous pretexte qu’il a pour politique de ne vendre que des produits importés.

Cela n’a pas arrêté Alvi qui a démissionné de son emploi pour ce projet. Informaticien formé en Afrique du sud, avec 10 ans d’expérience professionnelle, Il se retrouve maintenant sur tous les fronts de la start-up: de l’administration à la distribution en passant par la communication.

« Je n’ai pas peur de la concurrence, le marché est tellement grand », affirme t-il lorsqu’on lui demande s’il ne craint pas de voir de plus grands groupe se lancer dans le secteur. Déjà, il est confiant parce qu’il n’a pas fait l’erreur des gens de Mantsoumba. « Ils n’ont pas pu décoller parce qu’ils avaient utilisé des methodes industrielles sud-americaines qui transforment le manioc frais en foufou le même jour. Ça n’a pas donné le goût du foufou que les congolais aiment »

Pour répondre aux doléances des premiers clients, Il promet pour septembre les formats de 1kg et 500g, en plus du paquet actuel de 2kgs. Une bonne marge est laissée aux revendeurs pour faciliter la distribution. Mais pour couvrir intégralement les 2 villes cibles, l’entrepreneur de 30 ans reconnaît avoir besoin d’un financement. Avis aux investisseurs qui ont du flair !!

Euclide Okolou

NB: Le nom Kito veut également dire foufou dans une langue du sud du Congo

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