Il revient à la vie après 18h d’arrêt cardiaque

Il est des choses qui surprennent les médecins, même les plus chevronnés et ils se contentent d’hypothèses scientifiques à vérifier plus tard. C’est le cas de cette histoire incroyable survenue en mars, à Beziers en France.

Un homme de 53 ans a été retrouvé en arrêt cardiaque au bord d’une rivière en France. Il était sous une hypothermie sévère à 22° sans signe évoquant une agression ou un traumatisme physique.

Les secours se sont acharnés à le réanimer par des massages cardiaques ininterrompus. Ils étaient convaincus que c’est l’hypothermie qui gênait l’activité cardiaque et qu’il fallait d’abord le réchauffer avant d’accepter l’échec de la réanimation. Ils ont eu raison, car ce n’est qu’une fois réchauffé et branché à des appareils de circulation extra corporelle que le patient a repris progressivement vie.

Il s’est réveillé quelques jours plus tard bien vivant, alors qu’on estime qu’un arrêt cardiaque de plus de 4 minutes laisse inévitablement des séquelles au cerveau.

L’explication du corps médical

En considérant un cas similaire qui s’était produit aux USA en 2016 chez un jeune homme de 25 ans, les médecins ont estimé que c’est l’hypothermie qui a sauvé le patient. Selon eux, en hypothermie les besoins en oxygene sont fortement réduits et la baisse de la fréquence cardiaque préserve l’energie nécessaire aux fonctions vitales. Ils disent que l’arrêt cardiaque n’était qu’apparent, mais en réalité le coeur du patient avait une faible activité (non décelée par les appareils tout de même).

Certains scientifiques se sont demandés si ce n’était pas là l’occasion de lancer des recherches pour utiliser l’hypothermie comme moyen d’attente pour des patients en situation grave qui attendent une procédure lente comme une transplantation ou un groupe sanguin rare ?

Euclide Okolou

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