admin 22 mai 2020

Série d’interviews: Le Confinement tel que vécu par les entrepreneurs
EyeBana : Pouvez vous nous rappeler vos produits et services ?

Steve Ndende : Agrizoom a essentiellement 4 services actuellement

* L’e-commerce des produits agricoles locaux, qu’ils soient transformés ou non. Ils sont produits par des partenaires et vendus sur notre application.

* Le financement participatif, qui permet de venir en aide aux agriculteurs, aux pécheurs et aux maraichers. Nous avons déjà fait 4 levées à ce jour, donc financé 4 projets agricoles. Nous avons temporairement suspendu ce service, à cause de la crise sanitaire.

* Le service de livraison TindaBox qui fait la livraison à domicile chez les clients de nos vendeurs-partenaires. C’est une entreprise à part entière qui pour l’instant est incluse dans Agrizoom. Nos livreurs vont d’un point A pour prendre le coli chez le vendeur, puis à un point B pour livrer à son client.

* Le web media Agrizoom-Tv qui met en avant l’entreprenariat agricole

EyeBana : Comment votre entreprise a-t-elle vécu le confinement ?

S Ndende : Le confinement était une épreuve difficile parce qu’il fallait aller sur le terrain malgré le risque sanitaire. Agrizoom a fait le nécessaire pour continuer à venir en aide aux citoyens, avec notre service de livraison qui a été beaucoup mis en avant. Nous avons livré non seulement ceux qui achetaient sur l’application, mais aussi pour nos partenaires qui cherchaient un service de livraison pour leurs clients.

Voilà ça s’est bien passé. Toute l’équipe se retrouvait au bureau comme d’habitude en dehors de l’un d’entre nous qui bossait à distance.

Il y’a eu une hausse énorme d’activité, qui malheureusement a été ternie par les tracasseries policières. Ça a été un grand souci. On souffre pour avoir un laissez-passer à la mairie et malgré cela, les policiers vous obligent à les payer, sans reçu en plus. Ça variait de 1000 fcfa à 5 000 fcfa dans ces mauvais barrages. Les motos appartiennent à la société, donc c’est la boite qui prenait le cout. Nous sommes une société agricole. Nos livreurs ont des badges de la société mais malgré cela, certains policiers dérangeaient. En fin avril, on a pensé demander maintenant nos laissez-passer à la direction de la police, Malheureusement, jusqu’à ce jour on ne les a jamais reçu.

Steve Aidid Ndende, Patron d'Agrizoom

EyeBana : Comptez-vous augmenter vos prix pour supporter les nouvelles charges liées aux mesures sanitaires obligatoires ?

S Ndende : Non, nous n’augmenterons pas nos prix. Nous sommes une entreprise sociale, la population souffre déjà du fait de la baisse d’activité économique. Au contraire, nous baissons même les prix, nos marges sont très faibles.

EyeBana : Qu’est ce que l’état peut faire pour aider les entreprises comme la votre dans ces circonstances ?

S Ndende : Souvent je n’aime pas appeler à l’aide le gouvernement. Il sait que le pays a un problème d’infrastructures.

Nous comptons ajouter de la logistique chaque mois. Nous souhaitons que l’état assure un service minimum pour nous permettre d’immatriculer nos nouvelles motos.

Notre entreprise a été légalisée, il y’a moins d’une année, nous ne paierons pas les impôts maintenant. Donc, pour ce qui est de l’accompagnement au niveau fiscal, qu’est ce qui est prévu pour nous ? L’état doit faire des enquêtes pour voir comment aider les jeunes sociétés comme la nôtre.

Propos recueillis par E.O

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