admin 1 juin 2020

Malgré le masque qui couvre la moitié de son visage (Covid oblige), en la voyant venir par son look et sa démarche, nous avons su que c’était elle. Du haut de ses 1,77m et 56 kgs, épaules carrées, Mouandza Jisca  Andrée Merveille dégage un plus indescriptible.

Jisca Andre, Mannequin

Fraichement rentrée d’une aventure professionnelle en Afrique de l’ouest la jeune congolaise de 28 ans aimerait intégrer le milieu de la mode et de l’entrepreneuriat dans son pays. Le mannequinat est un univers qui la passionne : « Il y’a comme un bonheur à faire valoir le travail artistique de quelqu’un sur soi. Surtout quand c’est beau ! » nous confie t-elle.

Ce rêve tout le temps refoulé, s’est actionné dans un concours de circonstances lorsqu’elle a gagné la couronne de miss FestiCulture 2012 à Yaoundé. Son père lui a coupé les vivres pendant 3 mois pour lui rappeler qu’elle était partie étudier. Une piqure de rappel qui l’a aidé à ramener une licence en commerce en 2014.

Un ami lui propose de défiler pour Koby (Wax Dream) avec auparavant un shooting en tenue légère. Les images et l’info circulent dans la famille et à l’église protestante où elle était choriste…scandale !! Il vaut mieux essayer l’étranger, non sans avoir répondu à l’invitation de défiler en faveur des enfants pour la styliste Adriana Talansi.

Abidjan, ville aux multiples créateurs, l’accueille en octobre 2018. Elle découvre l’influence des agences que les filles paient souvent pour espérer avoir des castings, la malhonnêteté de certains organisateurs de spectacles qui à la fin, vous paient moins que ce qui était convenu pour le gombo*, la rareté des contrats clairement signés par rapport aux ententes verbales et surtout : « le mannequinat ne nourrit pas encore chez nous, il faut l’utiliser comme un 2e métier tout aussi passionnant ».

La mode a ses exigences. La quête de visibilité conduit à des sacrifices comme se priver temporairement de maternités et surveiller son poids. Il a fallu aussi apprendre à naviguer au milieu des trafics d’influence, des mirages cachés derrière des offres d’affaires ou sexuels, des débordements festifs lors des tissages de réseau. « Je me suis découvert une sorte de maturité ».

A coté de cela il y’a le travail proprement dit, avec des artistes passionnés : mannequins, photographes et stylistes. Le bonheur d’avoir défilé pour certains grands noms ou grands rendez-vous de la mode comme Judicael Wahouie, Massal Touré, Herman’s Konan ou Aida Ouedraogo.

Il y’a aussi ces rencontres « inimaginables » avec des hommes d’affaires ou des politiciens. Elle se souvient encore de cette attention que l’avait accordé Mme Catherine Samba-Panza (ex présidente de Centrafrique) lors du forum Femmes Entreprenantes et Dynamiques en juillet 2019.

Puis survient ce manque, cet appel de l’amour qui invite à venir explorer et exprimer sa passion dans son Congo natal. Bonne chance petite aventurière !

E.O

Gombo* = petit bouleau,

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