Mlg Mochristo : « Au Congo, la bête de scène c’est moi »

Le succès de l’artiste Mlg Mochristo ne cesse de croitre. Nous avons suivi le public de Makayabou le réclamer à la clôture du festival Nsangu Dji Dji. Nous avons roulé avec lui dans la ville de Pointe-Noire et nous avons vu des nombreuses salutations dès qu’on le reconnaissait à des carrefours. Il y’a aussi des badots qui viennent avec des éloges, visiblement pour racketter. Ça fait partie des aléas du succès au Congo.

Son dernier single « Tule Kule » (mets le pied, en vili, une langue locale) affiche plus de 40 000 vus en 2 semaines sur Youtube. « Au Congo, la bête de scène c’est moi » affirme t-il sans sourciller.

J’ai brisé le mur d’hésitation qui bloquait les artistes de Pointe-Noire
Ce jeune à la barbe blanche qui réussit dans la chanson était au départ un danseur, remarqué par Koffi Olomidé lors d’un passage à Brazzaville.

Mlg Mochristo

Pourtant c’est JB Mpiana, puis Felix Wazekwa qui vont le recruter. Il fera 3 albums avec « Felixxx -surnom» comme danseur puis « atalaku ». J’ai été envoyé au Congo, pour faire la promotion du 3e album. Je suis passé à Brazzaville, Dolisie et Pointe-Noire. Dans la ville océane, j’ai remarqué que les mélomanes consommaient plus la musique de Brazzaville et Kinshasa, alors qu’il y’avait beaucoup d’artistes. C’est là que je vais faire un album Acalerbord qui avait eu un grand succès.

Ce bon accueil du public a encouragé le lancement de la carrière solo. Le «leader » comme l’appelle le public pontenegrin n’a plus rejoint Wazekwa à Kinshasa. Et les succès d’autres artistes pontenegrins qui ont suivis, lui font dire : « J’ai brisé le mur d’hésitation qui bloquait les artistes de Pointe-Noire »

Il garde cependant un bon souvenir de son séjour en Rdc. Il reconnaît l’expérience notamment l’acquisition du « moral d’artiste » : Rester positif même quand tout va mal.

Richman Mvouama

Regardez son interview avec Eyebana.net

Advertisement

No comments.

Leave a Reply