admin 10 mai 2020

On connait les taxi-motos dans les quartiers périphériques des grandes villes du Congo et dans le transport entre villages en province. Pendant le confinement, cette activité s’est étendue au centre des villes.

Le principe du confinement à l’arrivée de l’épidemie à Coronavirus au Congo, est pas de circulation sans laissez-passer. En pratique, les policiers laissent passer les motocyclistes. Une aubaine pour l’activité des taxis motos qui a ramené le bruit des klaxons dans les quartiers, dès la 2e semaine.

Ça dépanne ceux qui vont au travail, ceux qui sont fatigués de marcher après une course ou une visite familiale (les congolais ne sont pas littéralement restez chez eux, comme le voulait le président). Les tarifs débutent souvent à partir de 1000 fcfa, c’est plus cher que d’habitude. Michael, l’un de ces transporteurs nous explique que ce n’est pas seulement à cause de la loi de l’offre et de la demande. Il y’a également les policiers qui les rackettent de temps en temps. « Tu peux passer un barrage 4 fois sans problème et la 5e fois, les mêmes policiers t’arrêtent, et t’obligent à payer », commente t-il.

« Tout ça va bientôt finir », s’exclame son client. Selon ce dernier, à la fin du confinement, lorsque les bus et autres taxis vont reprendre, les taxi-motos ne pourront plus appliquer ces tarifs exagérés.

La question qui se pose, est celle de savoir s’ils quitteront le centre ville. Officiellement, ce mode de transport en commun n’est pas reconnu à Brazzaville et Pointe-Noire. Pendant le confinement, beaucoup de jeunes, dont plusieurs étrangers, ont transformé leurs motos privés en véhicule de transport. Est-ce qu’il ne vont pas y prendre gout et imposer ce mode aux autorités municipales ?

Brazzaville va-t-elle devenir comme Cotonou ou Ouaga ? wait and see !

Newton Oka

Leave a comment.

Your email address will not be published. Required fields are marked*

Résoudre : *
26 + 16 =