Université des Sages d’Afrique : Jean-Hus Konong livre les recettes du succès de sa page

Depuis 2012, il anime la page Université des Sages d’Afrique, sous son nom d’artiste Jean-Hus Konong. Aujourd’hui sa page compte 140 000 abonnés issus du monde entier. Sauf ignorance de notre part, ça doit être la page apolitique la plus populaire, animée par un congolais résidant au pays.

EyeBana : Qu’est ce qui vous a poussé à démarrer la page facebook Université des Sages d’Afrique ? 

Jean-Hus Konong : La création de cette page est partie du constat que les les pages qui produisaient des conseils étaient rares, particulièrement au niveau de l’Afrique. Il y’a eu au moins 2 pages qui m’interessaient. Le reste c’était de la distraction. C’est pour cela que j’ai pensé à créer une page qui stimule les gens, une page pour la sagesse, une page pour le développement personnel.

EyeBana : Pourquoi ce nom ? 

Jean-Hus K : Ce nom vient de mon coté panafricain. Quand je mets USA, je pense aux Etats Unis d’Afrique. Vous remarquerez que sur la page, mes publications s’adressent particulièrement aux africains. Je parle de l’unité des africains et d’une Afrique positive.

Je pense que c’est aussi bien pour la recherche sur internet. Quand vous cherchez USA americain, vous tombez également sur le lien de la page.

Jean-Hus Konong, répondant à nos questions

EyeBana : Comment expliquez vous le succès de votre page, qui on le rappelle a plus de 135 mille abonnés à ce jour ?

Jean-Hus K : Je pense que ce succès est dû à la confiance des abonnés et certainement aussi à la régularité de nos publications, de notre ligne éditoriale. Nous ne nous éparpillons pas. Je dis nous parce que je ne suis pas seul. Il y’a des infographistes, certains collègues et abonnés qui m’envoient des propositions de publications Inbox.

EyeBana : Les abonnés de USA, vivent aux 4 coins du monde, qu’est ce que cela vous inspire ? 

Jean-Hus K : Depuis que nous avons la centaine d’abonnés, cela m’inspire un sentiment d’humilité et de responsabilité. Je sens une pression qui oblige à être plus rigoureux dans nos publications. ça a été une surprise pour moi même. Je me disais qu’à cause du nom, il y’aurait que des africains, alors que là j’observe qu’on plusieurs haïtiens, français et autres nationalités. Du coup, nos publications ne s’orientent plus exclusivement vers les africains, parfois nous les étendons un peu plus.

EyeBana : Comment imaginez vous USA dans 5 ans ? 

Jean-Hus K : Lorsqu’on anime une page, on veut atteindre des millions de vues. C’est comme le succès que nous avons eu en publiant un article de Zack Mwekassa, qui a été vu plus de 3 millions de fois. Lui même a été surpris par cela. Il ne l’avait pas vécu sur sa propre page à l’époque. Naturellement, nous souhaitons avoir des millions d’abonnés sur la page et pourquoi pas sur notre chaîne Youtube également.

EyeBana : Les citations de Jean-Hus Konong sont partagées des milliers de fois sur internet, quand est ce qu’on aura un ouvrage signé Jean-Hus Konong ? 

Jean-Hus K : En effet, il y’a plusieurs citations qui circulent. Il y’en a une dont le succès m’a vraiment surpris. Celle où je dis « Une mère ne meurt jamais. Elle cesse seulement d’être visible ». Cette pensée m’est venue lorsque ma mère luttait contre le cancer qui a fini par l’emporter en 2014. Elle a été plusieurs fois partagée et reprise. Les plus sages mettent mon nom comme auteur, d’autres se l’approprient. Mais c’est un grand honneur de voir que ça réconforte des gens.

Pour ce qui est du livre, je pense que dans 3 ou 4 mois, le premier va paraître. J’ai des amis qui me harcèlent tout le temps pour ça. Sinon, j’ai déjà écrit pour des revues, des magazines littéraires. La dernière en date est cette anthologie qui vient de paraître, intitulée : Ecrire à Pointe-Noire. Elle a été dirigée par Gabriel Okoudji et Caya Makhele. J’ai eu l’honneur d’avoir mes textes aux cotés des grands noms de notre littérature comme les ministres Aimée Mambou Gnali et Tchitchele Tchivela, pour ne citer que ceux là.

Tout cela ne représente rien s’il y’a pas de lecteurs. La force d’un écrivain ce sont les lecteurs.

Propos recueillis par R.M

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